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Ciné-ville

Category: Livres,Romans et littérature,Littérature espagnole

Ciné-ville Details

RO80006092. Ciné-Ville. 1987. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 221 pages. Tampons et couverture de bibliothèque.. . . . Classification Dewey : 820-Littératures anglaise et anglo-saxonne

Reviews

Ciné-ville (en espagnol, Cinelandia), publié en 1923, ne constitue pas la seule fois où Gomez de la Serna s'est intéressé au cinéma alors naissant, mais il s'agit sans doute de son livre le plus important sur le cinéma. (Ramon Gomez de la Serna fut l'animateur du Cine Club Español fondé par Ernesto Giménez Caballero).Ciné-ville est un portrait du monde du cinéma, et plus précisément, le portrait de Hollywood et de l'industrie cinématographique américaine en pleine expansion, son star-system, ses grands studios, ses personnalités bigarrées, etc.Ciné-ville est la ville du cinéma et rien d'autre ne s'y passe.Mais ce roman n'est pas seulement un voyage à travers le monde chamarré de Hollywood. C'est aussi une réflexion sur le cinéma et ses possibilités artistiques en relation avec la pratique artistique et l'esthétique de Ramon Gomez de la Serna.? travers les pages de Ciné-ville, on voit les nombreux points de rencontre entre le cinéma et la littérature de Ramon. Pour lui, le cinéma est avant tout l'art de l'artifice, probablement le plus artificieux des arts, puisque le cinéma n'est qu'ombre et lumière projetées sur un écran. Cet art est en adéquation avec le roman "feint" qu'est Ciné-ville.Extrait :« Le scepticisme surnage à Ciné-ville.Tout s'y passe comme cela finira par se passer dans le monde entier, à condition qu'il n'y ait pas de prolétariat. »« Les Cinévillais sont libérés, en perpétuel dimanche. »« Ils s'occupent tous du simulacre d'une affaire, côtoyant les rivages d'un tourisme perpétuel. »« Et la mort ? La mort les préoccupe-t-elle beaucoup ? Parfois. Mais ils la cachent si bien ! »« L'invention du nouveau cinéma a ceci pour base : on conduira le spectateur sur le champ même de l'action, sans qu'il ait à vivre la vérité même et à subir les dangers du drame et ses péripéties. Il sera toujours spectateur, mais il sera lancé dans les événements. Ce cinéma sensationnel exigera le sommeil hypnotique des spectateurs... »« Au cinéma, Dieu redevient un Dieu improvisateur, qui se plaît à créer des mondes éphémères et des âmes qui, à l'instant même où elles sont, ne sont déjà plus. »

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